Venezuela : non au licenciement de José Bodas !

04 Septembre 2019

José Bodas, militant ouvrier trotskyste, travaille chez PDVSA, Pétrole du Venezuela SA, depuis 31 ans. Il est menacé de licenciement car il a toujours défendu les intérêts des travailleurs en s’opposant au patronat, à la droite et aux manœuvres impérialistes, mais aussi en dénonçant les attaques antiouvrières du régime chaviste.

Bodas est un ouvrier de la raffinerie Puerto La Cruz, dans l’État d’Anzoátegui. C’est le secrétaire général de la Fédération unitaire des travailleurs du pétrole du Venezuela (FUTPV), élu de la liste Courant de classe, unitaire, révolutionnaire et autonome (C-cura), qui s’oppose aux bureaucrates chavistes de la FUTPV.

En 2002, quand les dirigeants de PDVSA ont tenté de renverser Hugo Chavez en bloquant la fabrication et la distribution d’essence, Bodas et les ouvriers de la raffinerie de Puerto la Cruz s’étaient mobilisés contre ce putsch patronal. Pendant deux mois, les travailleurs, à l’initiative de Bodas, avaient géré l’entreprise et fait ainsi l’expérience que les travailleurs peuvent faire tourner une usine sans patron.

On cherche à l’écarter parce que son courant d’opposition défend les droits des travailleurs, dénonce la gabegie de la gestion de PDVSA et l’opportunisme des bureaucrates qui ont accepté la baisse des salaires et le non respect de la convention collective, ce qui a contribué à plonger les travailleurs dans la misère.

C’est un exemple de plus des attaques du patronat et du régime chaviste contre les ouvriers combatifs. Chez PDVSA et dans d’autres entreprises publiques, des travailleurs ont été licenciés ou obligés de partir en retraite. Les chavistes ont fermé les yeux sur des attaques identiques dans le secteur privé et répriment la population en lutte pour la nourriture ou le maintien des services publics.

Cette menace de licenciement à l’encontre de José Bodas entraîne une mobilisation du C-cura dans le pays et une campagne internationale de défense de ce camarade. Lutte ouvrière s’associe à cette protestation.

Jacques FONTENOY