Lycée Angela-Davis La Plaine – Saint-Denis : rentrée impossible

04 Septembre 2019

Les enseignants du lycée Angela-Davis de La Plaine – Saint-Denis ont découvert à la rentrée que les conditions d’enseignement étaient bien pires que celles discutées en juin.

Ils ont décidé de ne pas commencer les cours tant que le rectorat n’aura pas accordé des moyens suffisants pour fonctionner normalement.

Contrairement aux autres lycées et collèges des environs, cet établissement n’a jamais bénéficié d’un classement en éducation prioritaire. Le rectorat s’en sert pour imposer des effectifs allant jusqu’à 35 élèves par classe, ce qui est le cas de toutes les premières générales. Il n’est même pas possible de dédoubler ces classes en français, alors que les élèves passent leur épreuve de bac en fin d’année.

Tous les projets pédagogiques (théâtre, ateliers sciences po…) sont condamnés, ce qui en dit long sur l’hypocrisie du ministère et du rectorat quand ils parlent de priorité accordée aux quartiers populaires.

Aucun poste complet de vie scolaire n’a été créé alors que le lycée monte en effectif avec la création de cinq classes à la rentrée, et personne n’est nommé pour gérer le parc informatique qui est inutilisable en l’état. Des enseignants contractuels sont dans l’incertitude quant à leur maintien sur le lycée.

Une assemblée générale des enseignants et du personnel de la vie scolaire, le jour de la prérentrée, a décidé d’exiger le report de la rentrée tant que les conditions ne seront pas réunies, avec notamment la création d’une première générale supplémentaire. La grève a été votée pour mercredi 4 septembre, en l’absence de réponse du rectorat. Et les enseignants ont marqué leur opposition à la réforme du bac imposée par Blanquer, contre laquelle ils restent mobilisés.

Correspondant LO