Inégalités salariales femmes-hommes : les patrons n’ont rien à craindre

04 Septembre 2019

Les entreprises de 250 à 1 000 salariés ont obligation, depuis le 1er septembre, de publier un index mesurant à quel point elles ne respectent pas la loi censée imposer l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, la première loi en ce sens datant de 1972. Un dixième des grandes entreprises de plus de 1 000 salariés ne l’a d’ailleurs toujours pas fait, six mois après en avoir eu l’obligation.

Les entreprises qui ne se donnent pas une bonne note ne prennent guère de risque : elles s’exposent à des sanctions seulement si elles n’annoncent aucune mesure dans les trois années qui viennent. Des annonces qui n’engagent pas à grand-chose…

Les femmes gagnent en moyenne 12 % de moins que les hommes à métier équivalent pour des temps complets, et 25 % de moins en tenant compte des temps partiels et de l’inégale répartition des métiers. En demandant à ces grands patrons de se noter eux-mêmes, alors que ce sont eux qui décident du montant des salaires, le gouvernement agit comme s’il demandait à des voleurs de se juger eux-mêmes…

Lucien DÉTROIT