Réforme des retraites : retraité pauvre ou chômeur senior ?

28 Août 2019

Ragaillardi par ses vacances, débarrassé de l’épreuve de l’organisation du G7, Macron n’a pas tardé à revenir aux attaques antiouvrières, manière de signifier que c’était la rentrée. En tête de chapitre, il a placé la réforme de la retraite.

Après l’annonce courant juillet des angles d’attaque envisagés par Jean-Paul Delevoye, actuellement haut-commissaire à la réforme des retraites, Macron est entré directement en lice lors d’une interview sur France 2, le 26 août au soir, pour imprimer sa marque et, surtout, remettre le sujet à l’ordre du jour. Alors que Delevoye avait placé le curseur à 64 ans pour avoir droit à la retraite à taux plein, Macron, lui, s’est dit partisan d’un « accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l’âge ».

En réalité, durée de cotisation, âge de départ pour une retraite à taux plein, tout concourt à rogner les pensions auxquelles auront droit les travailleurs retraités. Le but du patronat n’est pas de maintenir les travailleurs en activité. On le sait, la moitié à peine des 55-64 ans ont un emploi. Le but est donc de maintenir les plus âgés… au chômage, et donc de diminuer un peu plus leurs droits. Macron et son gouvernement, Premier ministre, ministre de la Santé et son adjoint haut-commissaire, sont prêts. Tellement prêts que Macron a promis pour y parvenir une « grande négociation », un « grand débat ».

Face à cette attaque, toutes les occasions de réagir doivent être saisies, en participant aux journées d’action appelées par les syndicats en septembre.

Viviane LAFONT