Lycéens de Mantes : circulez, il n’y a rien à voir

31 Juillet 2019

Le 6 décembre dernier, à Mantes-la-Jolie, 151 jeunes avaient été interpellés lors d’une mobilisation lycéenne et mis à genoux, les mains sur la tête, certains la face contre un mur ou le visage dans la boue, encerclés de policiers en tenue de Robocop. Le 26 juillet, cette affaire a été classée sans suite.

La vidéo de l’interpellation, filmée par un policier entouré de ses collègues hilares, avait suscité une large indignation, poussant même certains enseignants et lycéens à faire grève et à manifester. Des syndicats lycéens puis dix des mineurs interpellés avaient déposé plainte, notamment pour atteinte arbitraire à la liberté individuelle, violences volontaires par dépositaire de l’autorité publique et pour diffusion illégale de l’image de personnes.

Pour la procureure de Nanterre en charge du dossier, « le fait de retenir les personnes interpellées en position à genoux ou assise, entravées pour certaines d’entre elles, apparaît justifié par le contexte exceptionnel de violences urbaines graves ». Cette représentante de la justice bourgeoise, l’IGPN, comme Macron et Castaner, délivrent à la police un permis de faire usage de violence contre tous ceux qui osent exprimer leur protestation. Le « contexte exceptionnel de violences urbaines graves », c’est ainsi que ces gens-là désignent les manifestations de gilets jaunes, de lycéens ou de travailleurs en lutte qui contestent la politique de ce gouvernement !

Christian CHAVAUX