Foyer Bara – Montreuil : halte aux pressions policières

31 Juillet 2019

Intimidations, présence policière permanente, menaces d’expulsion : avec les mois d’été, le harcèlement contre les travailleurs immigrés de l’ex-foyer Bara de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, ne cesse de s’intensifier.

Plusieurs travailleurs sans papiers sont maintenant l’objet d’une obligation de quitter le territoire (OQTF). À l’automne, plus de 300 travailleurs, majoritairement d’origine malienne, ont été relogés dans un bâtiment réquisitionné par la mairie, bâtiment qui appartenait anciennement à l’Afpa, cela après des années de lutte pour faire reconnaître la totale insalubrité et l’abandon de ce qui était le plus ancien foyer de migrants de la ville.

À la manœuvre du harcèlement policier, on trouve le préfet Georges-François Leclerc, qui a déjà sévi dans les Alpes-Maritimes pendant deux ans et demi, où il a orchestré une répression constante contre les migrants et leurs soutiens, dont Cédric Herrou. Muté en Seine-Saint-Denis, ce représentant de l’État applique avec zèle la politique anti-immigrés du gouvernement contre les travailleurs sans papiers. Ceux de l’ex-Bara, dont certains ont été engagés dans des luttes contre la précarité à laquelle ils sont tous confrontés, ne sont pas prêts à se laisser faire, avec le soutien de militants et d’habitants de Montreuil.

Ils sont bien décidés à se battre contre les pressions policières, pour la régularisation de tous et le droit à un logement digne. Ils appellent à manifester samedi 3 août à 14 heures, départ mairie de Montreuil.

Correspondant LO