SNCF Paris Sud-Est : menace de licenciement annulée

10 Juillet 2019

Depuis le mois de mars, Rénald, contrôleur militant SUD-Rail de Paris-Sud-Est et élu CSE, était sous la menace d’une radiation. Une mobilisation unanime a permis que la sanction soit ramenée à 12 jours de mise à pied.

Le motif du conseil de discipline était d’avoir utilisé une vieille traverse de chemins de fer lors d’une action syndicale. Lors de l’entretien préalable, le 8 avril, plusieurs centaines de collègues s’étaient réunis pour le soutenir. Puis, le 7 juin, la quasi-totalité des contrôleurs de Gare de Lyon étaient en grève. Malgré une assemblée générale mouvementée, où la centaine de cheminots présents, ont dénoncé au directeur présent non seulement la menace contre Rénald, mais toutes les sanctions et pressions contre les cheminots, la direction affirmait vouloir aller jusqu’au bout de sa procédure.

C’est devant le dépôt massif de déclarations d’intentions de grève (DII) le 19 juin, jour du conseil de discipline mais aussi du baccalauréat, que la direction a reculé. Elle levait alors la menace de licenciement, ainsi que celle de mutation. Elle renonçait aussi à l’abandon des mandats syndicaux qu’elle exigeait.

S’il reste une sanction scandaleuse de douze jours de mise à pied, ce recul est une victoire contre l’arbitraire patronal. Rénald continuera donc son activité de contrôleur à Gare de Lyon et de militant syndical.

Au moment où la direction de la SNCF multiplie les procédures de licenciements contre des grévistes et attaque l’ensemble des cheminots, cela montre que la solidarité et la mobilisation des travailleurs est la seule voie.

Correspondant LO