Indemnisation du chômage : les mensonges du gouvernement

10 Juillet 2019

L’attaque en règle contre les chômeurs que constitue la réforme de l’Unedic annoncée par le gouvernement le 18 juin dernier, en vue d’économiser 3,4 milliards d’euros, s’est accompagnée d’un très gros mensonge sur les conséquences pour les allocataires.

D’après une note interne de l’Unedic, 1,2 million d’allocataires vont toucher moins ou beaucoup moins, c’est-à-dire plus de la moitié des chômeurs indemnisés, au lieu de 600 000, comme la ministre du Travail l’avait prétendu.

Pour la majorité des jeunes travailleurs, qui ne se voient proposer que des contrats d’intérim, à la semaine ou même d’une journée, ou bien des CDD de courte durée, l’allocation baissera car elle ne sera plus calculée sur les seuls jours travaillés mais sur le mois entier, sur la moyenne des jours travaillés et des jours non travaillés.

Les agents de l’Unedic ont calculé que 500 000 chômeurs au total devraient se voir privés de leur allocation, car ils n’auront pas atteint les nouveaux critères : six mois de cotisation sur deux ans, au lieu de quatre sur 28 mois. Et plus de 250 000, les mêmes ou d’autres, risquent de se voir refuser le rechargement de leur allocation une fois la durée limite d’indemnisation atteinte, car il faudra trouver un contrat de six mois pour cela, là où un mois suffisait auparavant.

L’importance des chiffres donnés montre que c’est l’ensemble du monde du travail qui est concerné par cette attaque du gouvernement. Cela exige une riposte générale.

Antoine FERRER