Urgences en grève : Hôpital Robert-Pax03/07/20192019Journal/medias/journalnumero/images/2019/07/2657.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Urgences en grève : Hôpital Robert-Pax

Depuis des semaines, les travailleurs du service d’urgence de l’hôpital Pax, à Sarreguemines en Moselle, discutaient entre eux des conditions de travail de plus en plus dégradées.

À plusieurs reprises, ils avaient collectivement interpellé la direction sur tout ce qui était devenu inacceptable au quotidien : locaux inadaptés, matériel dépassé et insuffisant, manque de personnel et, en plus, précarité de bon nombre de collègues non embauchés, avec des salaires à la traîne depuis des années. Face à cette contestation montante, en lien avec le mouvement qui touche les services d’urgence dans tout le pays depuis trois mois, la direction a promis la construction de nouveaux locaux à partir de septembre, alors qu’elle s’y refusait depuis des années. Mais, comme le dit bien une pancarte du personnel qui s’est mis en grève : « Ich ’Pax’ nie meh » ( Je n’en peux plus ), un jeu de mots en patois sur le nom de l’hôpital Robert-Pax.

Les travailleurs des Urgences ont donc commencé leur grève vendredi 28 juin, et appelé les médecins et tout le personnel de l’hôpital à un rassemblement, pour mettre en accusation les politiques d’économies des gouvernements successifs et la responsabilité de la direction de l’hôpital, qui ont abouti à la situation actuelle. Outre les locaux et le matériel nécessaire et adapté, ils réclament l’embauche de personnel selon les besoins de chaque poste, qu’ils ont eux-mêmes évalués au cas par cas (six équivalents temps plein), l’embauche en CDI de tout le personnel actuellement précaire, une augmentation générale de 300 euros, et la présence d’un agent de sécurité.

Ils ont discuté avec les collègues d’autres services, qui les ont assurés de leur solidarité et ont pu faire le lien avec les difficultés qui touchent aussi leurs services. Les travailleurs mobilisés ont immédiatement eu droit aux encouragements et à la solidarité des gens croisés dans les rues de Sarreguemines.

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