Banques : bénéfices en hausse, emplois en baisse26/06/20192019Journal/medias/journalnumero/images/2019/06/2656.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Banques : bénéfices en hausse, emplois en baisse

Les banques françaises continuent à voir leurs effectifs diminuer. Fin 2018, selon l’Association française des banques (AFB), ils n’étaient plus que 362 800 salariés, soit 18 200 de moins qu’en 2011.

Les banques ne cessent pourtant de faire de la publicité sur le fait qu’elles embauchent, mais les nouveaux venus ne remplacent pas tous ceux qui partent. Les causes de ces départs sont bien connues : les banques ferment en particulier les agences de proximité ou réduisent leur personnel. En 2020, on ne devrait plus en compter que 32 500, soit 13 % de moins qu’en 2016. Pour la population, et surtout sa frange la plus modeste, ce sont autant de difficultés supplémentaires avec l’obligation de recourir à des services informatiques avec lesquels tous ne sont pas forcément à l’aise. Mais qu’importe, l’objectif des banques est clairement affiché, il faut aller vers la « banque en ligne et le numérique » et les fermetures d’agences vont continuer.

Dans les sièges des banques, c’est la même chose, les départs ne sont pas remplacés et prenant prétexte de l’informatisation accélérée, les banquiers embauchent désormais 63 % des nouveaux salariés à un niveau minimum Bac + 4. Selon l’Observatoire des métiers de la banque, « les besoins sont très nombreux dans les métiers de l’informatique, des risques… ou encore dans les métiers de la finance ».

Cette baisse des effectifs est une politique appliquée par tous les banquiers, car réduire la masse salariale augmente d’autant les bénéfices. Et même si, en 2018, les sept plus grandes banques françaises annonçaient 25,43 milliards d’euros de bénéfices, elles n’en ont jamais assez.

Les banques auraient largement les moyens de maintenir les emplois, voire d’embaucher, mais elles n’en ont aucunement l’intention. Entre embaucher et augmenter leurs profits, même si cela est synonyme de chômeurs en plus et de conditions de travail dégradées pour ceux qui restent, elles ont choisi.

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