Hôpital Saint-Antoine – Paris

12 Juin 2019

Une grande partie de l’équipe de nuit du service des Urgences de l’hôpital Saint-Antoine n’est pas venue à son travail dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 juin. Ces quinze soignants sur dix-neuf étaient en arrêt maladie.

Dans ce service, la grève des urgences a débuté le 18 mars. Les soignants sont assignés à leur poste de travail depuis presque trois mois et sont obligés de travailler alors qu’ils se sont déclarés en grève.

Les autorités hospitalières n’ont jusqu’ici pas répondu à leurs revendications. Alors que leurs conditions de travail très difficiles dans les services sont parfaitement connues – la ministre de la Santé a elle-même été médecin hospitalier – ainsi que les risques pour les patients d’une prise en charge dégradée par le manque d’investissement, ces mêmes autorités donnent de la voix pour fustiger ces arrêts maladie.

C’est bien la seule fois qu’elles s’intéressent de près à la santé des soignants : à l’hôpital Saint-Antoine, il n’y a qu’un seul médecin du travail pour 3 000 employés et plus de visites médicales du personnel depuis longtemps.

Correspondant LO