Notre camarade Bernard Mattéi28/05/20192019Journal/medias/journalnumero/images/2019/05/2652.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Les nôtres

Notre camarade Bernard Mattéi

Lundi 20 mai, notre camarade Bernard Mattéi est décédé. Âgé de 82 ans, il portait le drapeau de Lutte ouvrière en Corse.

Depuis sa jeunesse, Bernard était trotskyste, c’est-à-dire communiste internationaliste. D’abord membre de la LCR, il avait été profondément choqué par ses positions en faveur d’un des groupes nationalistes de l’île. Il avait alors rejoint Lutte ouvrière.

La politique des groupes nationalistes qui voulaient chasser de l’île les personnes venues du continent l’indignait. Dans son lycée en particulier, cette chasse s’était muée en un harcèlement odieux contre les enseignants venus du continent, harcèlement auquel il était vigoureusement opposé.

Bernard avait milité pour la tenue d’un meeting avec Arlette Laguiller à Bastia, dont tous les participants gardent un souvenir enthousiaste. Tant que sa santé le lui a permis, il a vendu le journal Lutte ouvrière le dimanche sur le marché de la ville, place Saint-Nicolas, où il installait sa table et un drapeau rouge. Ayant été professeur de philosophie au lycée de Bastia, il y parlait souvent avec ses anciens élèves de passage.

Candidat de Lutte ouvrière lors de diverses élections, on pouvait alors le voir circuler dans la ville avec sa 4L bleue recouverte de ses affiches et de celles d’Arlette Laguiller. Il était heureux d’avoir pu, lors ces campagnes électorales, défendre des idées d’avenir.

Très cultivé, Bernard aimait les idées et n’oubliait jamais de nous rappeler la phrase de Spinoza : « Ni rire, ni pleurer, ni se plaindre, mais comprendre. » Il a défendu jusqu’à sa fin ses idées internationalistes et révolutionnaires.

Bernard nous manque déjà cruellement. Les militants de Lutte ouvrière partagent l’émotion et la peine de sa compagne et de ses enfants.

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