Ministère du travail : contre la restructuration

28 Mai 2019

Le 21 mai, des rassemblements ont eu lieu devant les services départementaux des Direccte, chargées de l’Inspection du travail, de la main-d’œuvre étrangère et de l’emploi.

Macron prétend augmenter le nombre de fonctionnaires sur le terrain, mais le nombre d’inspecteurs du travail a déjà baissé de 20 % en dix ans passant de 2 200 postes à 1 750, faute de recrutement suffisant pour compenser les départs. Ce chiffre va encore baisser car cette année les services des Hauts-de-France et du Grand Est annoncent de nouvelles suppressions de postes d’inspecteurs du travail et de secrétariat.

Deux circulaires du gouvernement mettent en place la réforme de l’organisation territoriale de l’État qui concerne tous les ministères. Les services de la main-d’œuvre étrangère et les services des emplois aidés seront transférés à la préfecture. Il est prévu que les agents concernés s’y verront imposer leur mutation.

Le gouvernement veut aussi alléger la procédure d’autorisation de travail pour les travailleurs étrangers. Cela signifie traiter le même nombre de dossiers avec moins d’agents et cela se traduira par un durcissement au détriment des étrangers demandeurs.

Les moyens matériels seront mutualisés à la préfecture. C’est le préfet qui déterminera ce qui sera alloué à tel ou tel service et l’on sait déjà que le contrôle du respect du code du travail par les employeurs ne sera pas sa priorité. L’Inspection du travail aura moins de moyens. Cela se traduira aussi par des regroupements de plus d’agents dans moins d’immeubles pour « optimiser l’occupation du patrimoine immobilier ».

Rassemblés partout en France devant leur lieu de travail, les agents du ministère se sont donc mobilisés, dans certains départements en lien avec les unions départementales. Faire reculer le gouvernement sur ce projet concerne tous les travailleurs.

Correspondant LO