Conseil de défense écologique : Macron inspecteur gadget

28 Mai 2019

À la fin du grand débat Macron avait annoncé la création d’un Conseil de défense écologique, qui s’est réuni pour la première fois le 23 mai.

À deux jours des élections, il était temps ! Si Macron a déclaré que « sur l’écologie le temps n’est plus à la parole », il n’a finalement annoncé aucune mesure concrète. Selon De Rugy, le ministre de l’Écologie, le projet minier de « La montagne d’or » en Guyane ne se ferait pas, mais Greenpeace dénonce déjà la mise en place, dès décembre, d’un nouveau code minier qui permettrait de représenter le projet sous une autre forme.

Le Conseil de défense écologique, dès sa première réunion, apparaît comme un des nombreux gadgets écologiques de plus pour le gouvernement. Il s’ajoute en effet au Haut conseil pour le climat, au Conseil national de la transition écologique, au Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité, sans oublier la Convention citoyenne pour le climat annoncée elle aussi à la fin du grand débat. Dans cette Convention, 150 citoyens qui seront tirés au sort devront proposer des mesures écologiques sur les émissions de gaz à effet de serre.

Il y a effectivement urgence à prendre des mesures radicales pour lutter contre les atteintes à l’environnement liées à la course au profit capitaliste. Mais il est déjà évident que rien ne sortira de ces conseils et autres conventions qui sont autant de gadgets incapables de s’attaquer aux intérêts des grandes sociétés capitalistes, responsables de la pollution.

Cédric DUVAL