Paroles de candidats

08 Mai 2019
La liste Lutte ouvrière aux élections européennes est composée de 79 travailleuses et travailleurs. Voici comment ils se présentent eux-mêmes.

Monique Dabat, cheminote, Paris

Je travaille à la gare du Nord depuis dix-huit ans. J’interviens sur tous les horaires de matinée, soirée ou nuit, puisque mon rôle est de remplacer les collègues en congé ou malades. 700 000 voyageurs se croisent chaque jour dans cette gare, mais il y a de moins en moins de cheminots pour s’occuper d’eux, que ce soit à l’Accueil ou à la Vente. Dans ces services du Commercial gares, les sous-traitants sont de plus en plus nombreux, des missions exercées auparavant par des cheminots titulaires sont effectuées par des travailleurs embauchés par des filiales ou des entreprises extérieures, avec souvent des contrats précaires ou à temps partiel. La direction ne cesse de nous parler de l’ouverture à la concurrence qui se profile, et contre laquelle nous étions en grève l’année dernière. Au nom de cette concurrence, la direction cherche à faire accepter encore plus de suppressions d’emplois, davantage de polyvalence et une dégradation des conditions de vie et de travail pour chacun.

Marie-Claude  Rondeaux,  ouvrière retraitée,  Nord

Je suis née et j’ai toujours vécu à Fourmies, une petite ville du Nord marquée par le massacre des manifestants ouvriers du 1er mai 1891. Dans ma famille, nous étions et nous sommes toujours ouvriers et communistes. J’ai commencé à travailler à 16 ans, à l’usine. Quand elle a fermé, j’ai fait tous les métiers, du commerce à l’hôpital en passant par la restauration et, pour finir, veilleuse de nuit.

J’ai milité dès l’enfance avec mes parents au PCF. Puis, pour rester fidèle à mes idées et aux leurs, j’ai rejoint Lutte ouvrière. Ma candidature est dans la logique de mon engagement de toujours.

Jean-Yves Payet, conseiller agricole, La Réunion

Je suis né dans une famille de militants très actifs dans le Parti Communiste Réunionnais à Saint-Benoît. Ma mère et mon père furent ouvriers agricoles, puis petits planteurs de canne à sucre. Dans mon enfance et mon adolescence, les vacances se passaient dans les champs de canne pour aider les parents. Après le bac, je suis parti faire des études agricoles à Bourges où j’ai rencontré des hommes et des femmes dévoués aux intérêts politiques des travailleurs. Ces militants communistes révolutionnaires m’ont fait comprendre la phrase de Lénine « Seule la vérité est révolutionnaire ». J’ai été incité à rechercher ce qu’étaient  réellement les idées communistes, loin de toutes les caricatures.

À mon retour à La Réunion, j’ai contribué avec d’autres camarades à la création du groupe Lutte ouvrière, pour défendre les intérêts politiques des travailleurs et les idées du communisme.

Michel Treppo ouvrier de l’automobile, Doubs

De mère espagnole et de père d’origine italienne, j’ai 50 ans et j’habite Valentigney. Embauché à PSA Sochaux, j’ai fait 18 mois d’intérim puis, après l’armée, encore quelques mois d’intérim, avant d’être embauché en CDI après les grèves de 1989, comme ouvrier de fabrication au Ferrage. Je suis aujourd’hui retoucheur, toujours dans cet atelier. C’est à la suite d’un refus de faire des heures supplémentaires imposées et des menaces de la hiérarchie de me mener la vie dure que je me suis syndiqué à la CGT.

J’ai connu Lutte ouvrière par l’intermédiaire d’un militant qui travaillait avec mon père en carrosserie et c’est ainsi que j’ai découvert les idées communistes révolutionnaires.