Société générale : suppressions de postes annoncées

10 Avril 2019

C’est le 9 avril que la Société générale a confirmé son intention de supprimer 1 600 postes dans le monde, sur 148 000. C’est le énième plan de suppression d’emplois et de fermeture d’agences.

En France, 504 postes disparaîtraient au sein du pôle GBIS (financement et investissement et gestion d’actifs) et 171 dans la banque de détail et les services financiers internationaux. La saignée s’effectuerait dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective, inaugurée par les ordonnances Macron, et débouchant sur des départs dits volontaires de salariés. Depuis des années, la direction pousse les employés à changer de service voire à démissionner.

« La priorité du management des banques aujourd’hui est d’essayer d’améliorer la rentabilité structurelle », annonçait par avance le PDG Frédéric Oudéa. Son plan d’économies de 1,6 milliard d’euros en est la conséquence, et les emplois supprimés la traduction en termes bruts de sa gestion des effectifs. La Société générale, comme d’autres, voit paraît-il sa rentabilité diminuer en raison des taux d’intérêts qui restent bas depuis la crise des subprimes.

Les tarifs appliqués aux clients possédant de petits comptes d’un côté, les économies sur le travail des salariés, de plus en plus stressés et mis sous pression de l’autre, ne sont que des moyens destinés à satisfaire encore plus les gros investisseurs. L’action Société générale a d’ailleurs à peine grimpé à l’annonce du plan de suppression d’emplois, montrant la satisfaction modérée des actionnaires et de leurs mandataires.

C’est en effet le minimum de ce que les capitalistes de la finance attendent d’un serviteur tel qu’Oudéa, et ils le lui signifient en baissant de 10 % sa rémunération pour 2018 : il devra se contenter de 2,3 millions d’euros.

Correspondant LO