Israël : Netanyahou-Trump, complices sur le dos des Palestiniens

27 Mars 2019

Lundi 25 mars, Donald Trump a reconnu la souveraineté d’Israël sur le Golan syrien. Ce plateau, d’un peu plus de 1 000 km2 et comptant environ 50 000 habitants, avait été annexé par Israël lors de la guerre des Six Jours, en 1967.

En entérinant cette rapine, après avoir reconnu, en décembre 2017, Jérusalem comme capitale d’Israël, Trump appuie la politique israélienne de faits accomplis et d’appropriation des territoires arabes.

Trump donne aussi un nouveau coup de pouce à Netanyahou pour les élections législatives du 9 avril. Impliqué dans plusieurs affaires de corruption, le Premier ministre israélien se sert de ses relations avec son allié américain comme argument de campagne.

Ces manœuvres ne sont pas restées sans réaction. À la frontière de Gaza, plusieurs incidents ont eu lieu et deux Palestiniens ont été tués le 22 mars. Dans les prisons israéliennes, les incidents se sont également multipliés, les autorités cherchant à empêcher l’usage des téléphones portables, qui constituent souvent le principal lien des détenus avec leur famille. Dans la nuit du 25 au 26 mars, Israël a bombardé la bande de Gaza ; cela fait suite à des tirs de roquettes depuis Gaza vers Tel-Aviv.

Les Palestiniens sont écrasés par l’État d’Israël, ceux de Cisjordanie voient leurs territoires chaque jour plus colonisés, et ceux de Gaza vivent dans une prison à ciel ouvert. Mais à chaque campagne électorale, on assiste à des surenchères sur le thème de la fermeté face au « danger terroriste » venant des Palestiniens.

Ce sont autant d’ingrédients qui s’accumulent pour une explosion de colère, qui surviendra tôt ou tard face au sinistre attelage Trump-Netyanahou.

Michel BONDELET