Contre le grand capital, le camp des travailleurs – Liste conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier

27 Mars 2019

La bourgeoisie, les capitalistes, font tous de la politique, pour imposer que la gestion de la société soit entièrement soumise à leurs intérêts économiques. Les travailleurs ne peuvent pas se contenter de rejeter ces porte-parole des riches que sont la plupart des partis politiques. Ils doivent aussi, pour se défendre, pour défendre ne serait-ce que le droit à une vie digne, mettre en avant leurs propres exigences, leurs propres revendications. Cela ne peut se faire qu’en exprimant eux aussi des idées politiques, radicalement opposées à celles des partis de gouvernement. Ils doivent se placer dans la perspective du renversement de l’ordre social capitaliste.

Il n’est pas possible de régler les questions du chômage, du pouvoir d’achat, des moyens pour l’école, la santé, les transports, sans toucher aux richesses immenses des capitalistes, sans s’attaquer à leur logique de profit. Il n’est pas non plus possible de combattre la pollution et les menaces sur l’environnement sans combattre les grandes entreprises, qui préfèrent dévaster la planète que de perdre une part de leurs profits.

Toute l’idéologie dominante consiste à faire croire aux classes populaires qu’il n’est pas d’autre avenir possible que de subir cet ordre établi, que le seul choix existant est celui entre différents partis qui veulent tous gérer les affaires de la bourgeoisie, mais en aucun cas remettre en cause sa domination sur la société. Elle vise à écarter les classes populaires de l’arène politique, par le dégoût, le fatalisme, ou simplement par l’idée que ce domaine appartient aux politiciens formés dans les grands écoles.

À l’inverse, la liste de Lutte ouvrière est composée de salariés, d’ouvriers, d’enseignants, de techniciens, de retraités. Ils sont jeunes et moins jeunes, ils viennent de différentes régions, mais ils appartiennent tous au monde du travail. Tous connaissent les difficultés de la vie des classes populaires, tous combattent l’exploitation au quotidien dans leur quartier, dans leur entreprise.

Ils se présentent aux élections pour convaincre les travailleurs qu’ils doivent participer aux combats politiques, mais sur la base des idées qui correspondent à leurs intérêts, qu’ils ne doivent pas laisser la politique aux partis bourgeois, ce qui reviendrait à laisser leurs ennemis décider de leur sort.

Dans le monde, les travailleurs font tout tourner, produisent toutes les richesses, organisent tout le fonctionnement de la société. Quelles que soient leur nationalité, leur origine ou leur religion, ils appartiennent à la même classe, avec les mêmes intérêts et un même combat à mener pour leur émancipation. Ce combat ne se mènera pas exclusivement sur le terrain électoral, loin s’en faut. Mais présenter une liste sur la base de ces idées permet de montrer que le courant révolutionnaire et communiste existe et permet aux travailleurs qui refusent le monstrueux ordre social voulu par les capitalistes de l’affirmer haut et fort.

Marion AJAR