Clichy-la-Garenne : contre l’expulsion de parents étrangers

27 Mars 2019

Suite à une série d’arrestations au métro Mairie-de-Clichy, dans les Hauts-de-Seine, le lundi 4 mars, deux pères de famille de la ville avaient été placés en centre de rétention administrative. Trois autres parents étrangers sans papiers, également interpellés il y a quelques semaines, sont actuellement assignés à résidence, sous la menace d’une expulsion.

Dès la rentrée des vacances d’hiver, le 11 mars, lorsque les arrestations ont été connues, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) et Réseau d’éducation sans frontières (RESF) ont commencé la mobilisation contre la séparation des familles, en lançant une pétition sur Internet et en faisant signer les parents devant les écoles.

La préfecture s’est montrée parfaitement insensible à tous les arguments des défenseurs des parents sans papiers. L’inquiétude grandissant de voir expulser ces pères de famille qui vivent et travaillent en France depuis plusieurs années, la mobilisation a franchi un cran la semaine suivante, avec l’apparition de banderoles sur plusieurs écoles et l’organisation d’un rassemblement devant la mairie le samedi 23 mars.

D’autant que l’un des deux retenus, José, dont la compagne attend un enfant pour début juillet, a été conduit à l’aéroport jeudi 21 mars en vue de son expulsion ; l’autre, Farid, père algérien de quatre enfants, a subi la même épreuve le samedi matin suivant. Tous les deux ont refusé de partir, mais la prochaine fois la police ne leur laissera pas le choix.

L’indignation était grande parmi les cent vingt personnes rassemblées le 23 mars contre la dispersion des familles. Parents et enseignants de Clichy-la-Garenne restent mobilisés contre la politique du chiffre qui amène l’État français à disperser les parents d’enfants souvent nés en France et qui y sont de toute façon scolarisés.

Correspondant LO