Mali : un gouvernement criminel

20 Février 2019

Sept cheminots maliens sont morts au cours de la grève de la faim entamée pour réclamer des arriérés de salaires. Nos camarades de l’Union africaine des travailleurs communistes internationalistes (UATCI-UCI) décrivaient ce mouvement dans leur journal Le Pouvoir aux travailleurs du 10 janvier dernier.

Le mouvement, commencé il y a deux mois, continue aujourd’hui encore et l’État ne veut toujours pas verser l’intégralité des salaires dus aux cheminots. Voici les méfaits d’un gouvernement malien que les dirigeants français soutiennent à bout de bras, le qualifiant de « démocratique », mais qui préfère laisser mourir de faim des travailleurs que de les payer.

« Depuis le 19 décembre dernier, des cheminots maliens sont en grève de la faim pour réclamer le paiement des neuf mois d’arriérés de salaire que leur doit la Régie des chemins de fer Bamako-Dakar.

Ils sont plusieurs dizaines à s’être installés sous des abris de fortune près de la gare ferroviaire de Bamako. Ils ont choisi de se priver de nourriture pour attirer l’attention du gouvernement, qui a jusqu’ici refusé de les écouter.

Après quelques jours de jeûne, certains ont été transportés vers les hôpitaux car leur état de santé s’est fortement dégradé. Leurs familles sont venues les soutenir devant la gare. Le gouvernement a fini par verser les salaires de deux mois sur les neuf mais les cheminots n’ont rien touché du fait qu’ils s’étaient endettés auprès des banques et que celles-ci ont bloqué les sommes versées.

Les grévistes de la faim réclament le versement de la totalité des arriérés. Ils sont décidés à poursuivre leur mouvement. Jusqu’ici, le gouvernement ainsi que la Régie jouent sur la carte du découragement des grévistes de la faim… »

Le Pouvoir aux travailleurs