Migrants : grèves de la faim contre la détention

17 Janvier 2019

Depuis le 3 janvier, une centaine de migrants enfermés dans les centres de rétention de Vincennes et du Mesnil-Amelot, près de l’aéroport de Roissy, ont entamé une grève de la faim. Depuis le 13 janvier, le mouvement s’est étendu à d’autres centres, dont ceux de Oissel et de Sète.

Les grévistes protestent contre l’augmentation de la durée de détention, qui a été doublée par la loi Asile et immigration, entrée en application au 1er janvier 2019, passant de 45 à 90 jours. La Cimade dénonce également le raccourcissement de 120 à 90 jours du délai pour déposer une demande d’asile.

L’association note que le recours à la rétention est en augmentation. En 2017, 50 000 hommes, femmes, y compris 304 enfants, ont été enfermés en France. Un chiffre auquel il faut ajouter 4 285 mineurs à Mayotte, département français.

L’association met aussi en lumière le traitement indigne réservé aux étrangers sans papiers enfermés en vue de leur expulsion : manque d’hygiène, mauvaise nourriture, absence de soins pour les malades. À ces conditions scandaleuses s’ajoutent les violences policières.

Pour protester et se faire entendre, ces migrants mettent leur vie en danger. Cela en dit long sur le désespoir auquel les conduit la politique de traque, de répression et d’enfermement menée par Macron et son gouvernement.

Gaëlle Regent