Ateliers TGV, jamais deux sans trois...

17 Janvier 2019

Sur le site SNCF de Paris-Conflans, à l’initiative de certains d’entre eux, les cheminots ont débrayé trois jours de suite pour revendiquer une prime de 1 200 euros.

C’est une prime que les cheminots « volontaires » de l’autre site, Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, touchent lors de leur transfert vers Paris-Conflans.

En effet la direction a programmé la fin de la maintenance TGV à Villeneuve, et un texte réglementaire de la SNCF la contraint à verser une prime aux cheminots qu’elle oblige ainsi à changer de site. C’est donc loin d’être un cadeau. Mais ceux de Conflans ont décidé, avec raison, d’exiger à leur tour cette prime, même si elle ne peut évidemment pas remplacer une augmentation générale de salaire.

Ils réclament également la revalorisation d’une prime de nuit (actuellement de 9,77 euros) pour les cheminots en roulement jour/nuit/nuit, l’extension de cette prime pour ceux en 3x8, ainsi que le maintien des EVS (éléments variables de solde), correspondant à différentes indemnités, pendant les congés.

Lundi 7 janvier à minuit, près d’une soixantaine de cheminots ont cessé le travail et fait venir le cadre d’astreinte. Puis l’équipe de matinée a pris le relais. Le lendemain, de nuit, ils ont exprimé leur colère face au directeur. Devant son refus d’accéder à leurs demandes, une partie ont voté la grève et sont repartis à la maison. Puis, de nouveau, un petit débrayage a eu lieu le mercredi...

Quoi de mieux, pour exprimer ses vœux à la direction, que de débrayer ? Les cheminots de Paris- Conflans ont bien commencé l’année.

Correspondant LO