Berger propose son bâton

09 Janvier 2019

Dans un débat sur France Inter le 6 janvier, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, a reproché au gouvernement sa gestion de la crise politique créée par le mouvement des gilets jaunes.

« S’il considère qu’il aura la réponse tout seul, il se met le doigt dans l’œil », a-t-il déclaré, déplorant que les syndicats aient été laissés à l’écart de toute décision depuis la mi-novembre.

À supposer que le gouvernement ait invité la CFDT, et même les autres syndicats, qu’est-ce que cela aurait changé ? Ces derniers se montrent certes bien utiles au gouvernement et au patronat quand il s’agit de mettre fin par des négociations à un mouvement social qu’ils sont seuls à encadrer, surtout quand il est limité. Mais face à une vague de colère qui a éclaté tous azimuts et sans demander l’autorisation de personne, des directions syndicales réformistes et peureuses ne peuvent que jouer le rôle d’observateurs inutiles.

M. L.