PSA – Vesoul : propagande et arnaque patronale

02 Janvier 2019

La direction de l’usine PSA de Vesoul a annoncé comme une bonne nouvelle aux syndicats représentés au CSE (le comité social et économique, l’ancien comité d’établissement), un investissement de 20 millions d’euros sur trois ans.

Mais à y regarder de plus près, pour les travailleurs il n’y a rien. Ils ont dû concéder une augmentation du temps de travail, passé de 35 heures à 37 heures et 45 minutes, payées 36 heures.

La direction se félicite des trente embauches ces trois derniers mois, qui ne sont en réalité que des passages d’intérimaires en CDI. Elles ne compensent même pas les licenciements survenus en 2018, sans parler du non-remplacement des départs en retraite.

Cette année il y a eu 200 suppressions de postes sur le site de Vesoul.

Les 20 millions présentés comme des investissements ne sont en réalité que des financements normaux et prévus pour être consacrés à la réorganisation de l’activité picking, la préparation des commandes. Celle-ci va être compactée sur un seul bâtiment au lieu de deux. Cela créera des gains de productivité profitables, avec à la clé des postes supprimés.

La direction annonce aussi des embauches pour produire des pièces pour les véhicules électriques fabriqués à Sochaux, sans préciser la date. Ces embauches ne seront pas en CDI, la direction ne prévoyant que 25 embauches en CDI sur 2019 et 2020. Cette annonce n’est pas une nouveauté, les robots sont déjà là, et cela n’a rien à voir avec l’accord sur la fin des 35 heures, qui a été signé par les syndicats sauf la CGT.

La presse locale a largement relayé la propagande de PSA, ce qui n’empêche pas que, pour les travailleurs de Vesoul, les 26, 27 et 28 décembre seront chômés pour mieux gérer les stocks.

Autant dire que les travailleurs vont devoir se défendre car les attaques vont continuer en 2019.

Correspondant LO