Assistantes maternelles : la menace de nouvelles règles

26 Décembre 2018

Lors de la manifestation du 1er décembre contre le chômage, le nombre d’assistantes maternelles et d’auxiliaires de vie de personnes âgées a été particulièrement remarqué. Il l’a été aussi sur les ronds-points, parmi les gilets jaunes.

Ces travailleuses ont en effet des raisons de craindre que l’objectif de trois à quatre milliards d’euros d’économies en trois ans, sur les indemnités accordées aux travailleurs privés d’emploi qui y ont droit, ne soit fait en partie sur leur dos.

Une des pistes pour parvenir à cet objectif d’économies est de s’attaquer aux règles du cumul emploi-chômage. Ceux qui disposent toujours de droits au chômage peuvent compléter un emploi à temps partiel ou la réduction de leur activité grâce au maintien partiel d’une allocation chômage. Parmi eux, une partie des assistantes maternelles ou auxiliaires de vie indépendantes ou employées par des associations auprès des personnes âgées sont concernées. Elles perdent régulièrement des contrats parce que les enfants grandissent, ou du fait du décès d’une personne âgée, et peuvent rester parfois plusieurs mois sans en retrouver de nouveaux. Un tiers des assistantes maternelles par exemple perçoivent une compensation. Sa perte peut engendrer des baisses de revenu de quelques centaines d’euros.

Le maintien des conditions d’indemnisation chômage est donc essentiel pour elles, alors qu’elles ne touchent que de très bas salaires. Plusieurs syndicats ont lancé des pétitions à ce sujet. Les travailleuses concernées discutent, prennent contact entre elles. C’est un début d’organisation pour faire valoir leurs intérêts face aux attaques qui se profilent.

Inès Rabah