France-Argentine : Macron-Macri, patrons-patrie

19 Décembre 2018

En marge du déplacement de Macron à Buenos Aires pour la réunion des chefs des États les plus riches du monde, le ministre de l’Économie français a signé un contrat de 300 millions d’euros avec Macri, son homologue argentin. Il s’agit de la vente de quatre patrouilleurs militaires fabriqués par Naval Group et Piriou dans les arsenaux français.

La signature aurait été retardée de longs mois faute d’accord sur le financement. L’Argentine subit en effet une crise économique terrible et la fait payer à la population travailleuse par le biais d’une inflation galopante et d’une série d’attaques contre les droits ouvriers. Le pays en est à nouveau à devoir se placer sous transfusion financière du FMI. Mais les amiraux auront quand même leurs patrouilleurs dernier cri.

Le gouvernement français de son côté prétend être à court de numéraire au point, dit-il, de chercher des économies par tous les moyens. Il a quand même trouvé les 300 millions d’euros nécessaires pour avancer à l’Argentine de quoi payer rubis sur l’ongle les marchands de canons. On se doute que quelques banques, ayant organisé l’affaire et le remboursement sur huit ans, toucheront également leur livre de chair au passage.

Comment démontrer plus clairement que les sacrifices imposés aux travailleurs, quels que soient le pays et le prétexte, servent exclusivement à engraisser les capitalistes et autres dangereux parasites ?

Paul GALOIS