Sandvik – Fondettes : mobilisation de soutien réussie

05 Décembre 2018

Depuis l’annonce de la fermeture de leur usine, le 23 octobre, les 161 salariés de Sandvik, à Fondettes dans l’Indre-et-Loire, qui fabriquent des outils coupants pour l’industrie, menacés de licenciement, ne sont pas restés l’arme au pied.

Avec banderoles et affiches devant l’usine, pancartes, autocollants conspuant le cynisme de leur direction tout en réduisant au minimum la production, les travailleurs ont préparé la journée de grève totale et de mobilisation du jeudi 29 novembre, qui a été une totale réussite.

Tous les salariés étaient en grève et se sont retrouvés ensemble devant l’usine. L’UD CGT avait relayé l’appel au soutien et des travailleurs de l’agglomération sont venus en délégation, à plus de trois cents, partager le barbecue et exprimer leur solidarité : délégués des métallos, mais aussi de Michelin, cheminots, hospitaliers, enseignants et retraités…

Le délégué syndical CGT de l’usine a pris la parole pour exprimer l’exigence qu’aucun des travailleurs ne se retrouve à Pôle emploi, pour imposer à ce groupe multinational, qui affichait encore 1,3 milliard de bénéfices l’an passé, de garantir un emploi à tous.

Des représentants d’autres syndicats ont exprimé leur soutien, ainsi que des porte-parole de Lutte ouvrière, du NPA, de LFI et du PCF. Ce dernier a réclamé que le groupe Sandvik rembourse les aides publiques reçues, notamment de la Région, pour plus de 3 millions d’euros au titre de l’aide à la recherche, alors que le centre de recherche associé à l’usine doit aussi fermer. Le camarade de LO, lui, rappelait que, lorsqu’il était élu à la Région, il avait été bien seul pour s’opposer au principe même d’accorder des aides publiques à ces capitalistes…

Quant au député LREM présent sur le site, il s’est tenu éloigné du micro, pressentant sans doute qu’il y serait fraîchement accueilli…

Rien n’est gagné évidemment. La lutte sera difficile et les travailleurs ont programmé une nouvelle journée de grève totale le 19 décembre, date prévue d’une prochaine réunion entre la direction et les organisations syndicales.

La direction locale du groupe Sandvik, un groupe qui continue de dégager d’énormes profits, persiste à ne parler que d’un accompagnement pour les salariés, avec comme échéance l’envoi des lettres de licenciement à partir d’avril 2019. Les travailleurs ont toutes les raisons de préparer d’autres manifestations et de s’engager sérieusement dans la grève. Il faut obliger Sandvik à sortir de la stratégie patronale bien rodée des discussions autour d’un PSE qui est en fait un plan de suppressions d’emplois.

Correspondant LO