Aubert et Duval : non aux licenciements et aux sanctions

28 Novembre 2018

Le 20 novembre, la grève a éclaté chez Aubert et Duval pour protester contre les conditions de travail et pour s’opposer à des menaces de licenciements.

Avec 350 salariés, cette usine d’Issoire dans le Puy-de-Dôme est une aciérie avec des forges et d’énormes presses dont l’une, provenant de Russie, serait l’une des plus performantes d’Europe. Elle appartient au groupe Eramet, lequel exploite bien d’autres aciéries, dont celle des Ancizes, dans le Puy-de-Dôme, avec 1 600 salariés, d’Imphy dans la Nièvre ou encore de Pamiers dans l’Ariège.

Mardi 20 novembre, l’équipe du matin a démarré le mouvement de grève. Tout le monde en a assez des harcèlements par certains chefs, des menaces permanentes de sanctions pour un oui ou pour un non, et de l’insécurité surtout. Cet été, un accident grave s’est produit : une pièce d’une des presses s’est détachée brusquement, tombant sur l’un des ouvriers. Plus récemment encore, deux ouvriers ont été également blessés.

Ce qui a déclenché la colère est la lettre de convocation que trois ouvriers venaient de recevoir pour un entretien préalable à licenciement. L’un d’eux est un travailleur handicapé, avec près de 40 ans d’ancienneté, et à deux mois de sa retraite !

Dès 4 h 30 du matin, à l’appel de la CGT, un piquet de grève fort d’une centaine d’ouvriers a donc totalement bloqué l’entrée des camions.

D’habitude pas visible si tôt, la DRH est apparue vers 5 h 30, flanquée d’un huissier, pour constater la grève. Le directeur du site est venu lui aussi parlementer, pour tenter de convaincre les grévistes de lever leur piquet de grève et de dégager l’entrée.

Peine perdue, les autres équipes qui travaillent aux fours et aux presses se sont mises en grève aussi. Et même, fait rare, une trentaine de grévistes sont allés envahir le bureau du directeur pour exiger plus de respect de la part de la hiérarchie et que les menaces de sanctions soient annulées.

Correspondant LO