Pôle emploi : halte aux suppressions de postes !

21 Novembre 2018

Les agents de Pôle emploi étaient en grève mardi 20 novembre, pour dénoncer les projets du gouvernement les concernant et les dysfonctionnements qu’ils subissent déjà.

Dans le cadre des économies sur les services publics prévues par le budget 2019, Pôle emploi devrait perdre 800 emplois à temps complet, soit environ 1 300 postes. Cela s’ajoute aux 297 emplois à temps plein et aux 1 400 contrats aidés supprimés cette année. Il est prévu d’arriver à 4 000 suppressions de postes d’ici 2022. Parallèlement, le recours à la précarité et aux contrats courts ne cesse d’augmenter.

Chaque agent doit actuellement suivre entre 500 et 800 personnes à la recherche d’un emploi, ou entre 75 et 100 quand il s’occupe des demandeurs d’emploi les plus en difficulté. Un tel suivi relève de plus en plus de la mission impossible, mais la priorité du gouvernement n’est pas là. Il préfère développer des brigades dont le rôle est de traquer de prétendus fraudeurs.

Les chômeurs auront de moins en moins accès à une aide. Des agences vont fermer, celles qui restent ouvriront moins longtemps et les demandeurs d’emploi seront encore davantage laissés seuls face à leurs difficultés pour remplir les dossiers.

Le recours à la sous-traitance va s’accentuer malgré ses résultats déjà désastreux : sociétés multipliant les erreurs de trop-perçu ou d’indemnités non versées, plateformes publiant des offres d’emploi inexistantes, officines privées de placement cherchant surtout à se faire de l’argent.

Ce gouvernement se moque des chômeurs comme des salariés chargés de les aider à trouver un emploi et de les indemniser. Il veut des économies à tout prix sur les services publics, et parmi eux Pôle emploi.

Cette première journée de grève montre que les salariés n’ont pas l’intention d’accepter sans broncher ces nouvelles coupes claires.

Inès Rabah