SNCF : Ils cherchent à nous diviser

10 Octobre 2018

Selon le PDG de la SNCF Pepy, il ne peut y avoir « une entreprise à deux vitesses », autrement dit il ne pourrait y avoir des travailleurs en CDI et d’autres au statut, avec un peu plus de droits. C’est une belle hypocrisie : dans toutes les entreprises, les patrons multiplient les types de contrats pour diviser les travailleurs : CDI, CDD, intérimaires, sous-traitants. À la SNCF, sur 140 000 cheminots, la grande majorité est au statut, mais on compte déjà 10 % de travailleurs en CDI. Par ailleurs, des milliers d’intérimaires et de jeunes en alternance y subissent tout autant l’exploitation. Il y a encore une myriade de filiales qu’a créées la SNCF, où les conditions de travail et les salaires sont nettement pires. Enfin, des milliers de travailleurs des entreprises sous-traitantes assurent le nettoyage des gares et des trains, l’entretien des voies, etc.

Comme toutes les entreprises, la SNCF est une entreprise à multiples vitesses, avec une multitude de statuts qui visent à opposer les travailleurs entre eux et à niveler leurs conditions par le bas.

C. D.