Ehpad de Loches : contre la fin des contrats aidés

10 Octobre 2018

Pour soulager un peu la charge de travail du personnel de l’Ehpad de Puygibault, à Loches dans l’Indre-et-Loire, qui héberge 215 résidents, la direction avait embauché, pour certains depuis plus de deux ans, 29 salariés en emplois aidés, donc financés en partie par l’État.

Occupés à des tâches d’aides-hôteliers et de ménage, ces salariés sont devenus plus qu’indispensables dans l’établissement, puisque les titulaires cumulent par ailleurs des dizaines d’heures supplémentaires qu’ils n’arrivent pas à récupérer.

Suite à la décision du gouvernement Macron de supprimer tous ces contrats de travail précaires, la direction a annoncé leur départ et une nouvelle réorganisation des équipes pour le 4 novembre.

Jeudi 27 septembre, le personnel s’est donc mis en grève. Outre le fait que ces collègues perdent leur emploi sans qu’aucune proposition d’embauche leur ait été faite, les travailleuses et travailleurs de l’Ehpad ne voient pas comment ils pourraient absorber le travail que ces salariés effectuaient, alors qu’eux-mêmes courent déjà toute la journée.

Les grévistes se sont rassemblés à plus d’une cinquantaine devant l’établissement à partir de 13 heures, soutenus par des familles de résidents. Ils se sont ensuite retrouvés à une trentaine dans le bureau d’un directeur de l’hôpital pour exprimer leur colère et leur refus de cette réorganisation impossible à tenir.

Face aux discours habituels des directeurs évoquant leurs contraintes budgétaires, tous ont expliqué qu’ils ne veulent pas trinquer pour leur politique, et surtout ne pas la faire subir aux résidents. Et puisqu’on ne leur propose qu’un dialogue de sourds, ils sont repartis avec l’idée de ne pas en rester là, refusant d’être encore moins pour travailler encore plus.

Correspondant LO