Hôpital Cesame : une manifestation réussie

03 Octobre 2018

Vendredi 28 septembre, la direction de Cesame, l’hôpital psychiatrique de Sainte-Gemmes-sur-Loire, dans l’agglomération d’Angers, voulait inaugurer les locaux flambant neufs d’une nouvelle unité, l’UPR Maine. Elle y a finalement renoncé, prétextant des problèmes non résolus de sécurité.

La vraie raison du renoncement à l’inauguration est qu’à la suite d’une assemblée générale de 180 salariés, les organisations syndicales avaient appelé à un débrayage pour protester contre les restrictions de postes, le non-remplacement des absences et les coupes dans le budget. Celui-ci a rassemblé plus de 150 travailleurs, venus aussi bien des services techniques que des services administratifs et des unités de soins. Ils ont dénoncé l’insécurité dans laquelle ils travaillent. L’incendie déclaré dans un service cet été leur a fait toucher du doigt les dangers que le manque de personnel entraîne pour les patients et pour eux-mêmes.

Ils ont exprimé leur mécontentement face au discours que ressassent les responsables : « Votre hôpital est surdoté ». Ou encore : « On a réparti les postes pris dans les services généraux pour aider les services de soins. » Comme dans les autres hôpitaux, la mode est au développement de l’ambulatoire, avec des unités décentralisées en dehors de l’hôpital. Mais les effectifs de ces activités extra sont régulièrement rappelés vers l’intra, par manque de remplaçants des agents en arrêt maladie.

Cela devient intenable. Les travailleurs sont bien décidés à demander des comptes à la direction plutôt que d’y laisser leur santé. Et ils comptent se retrouver nombreux lors de la journée de grève nationale du mardi 9 octobre, car ce sera une bonne occasion de rejoindre tous ceux qui se battent pour des revendications similaires et contre le même gouvernement.

Correspondant LO