Ratp – Paris : mobilisation contre une sanction

19 Septembre 2018

Une menace de sanction lourde vise un conducteur de la RATP ayant giflé un collégien qui, à la sortie d’un collège à Arcueil, dans le Val-de-Marne, avait traversé inopinément devant son bus. Cela ne va pas sans de nombreuses réactions de soutien.

Le nombre de signatures sur la pétition en ligne témoigne de ces réactions. Les conducteurs en parlent aussi beaucoup sur les réseaux sociaux, exprimant leur indignation devant la menace d’une révocation.

Ces dernières années, à la RATP, le nombre de sanctions est monté en flèche, avec des journées de mise à pied et des licenciements. Cette politique de répression provoque un certain mécontentement. De plus, le risque d’accident aux abords des établissements scolaires, et le stress que cela engendre, est un problème régulièrement dénoncé par les conducteurs. Ils demandent souvent davantage de présence ou de l’accompagnement lors des rentrées ou sorties scolaires.

Tout cela n’est fait qu’en fonction des politiques et des moyens des municipalités ou en fonction des divers plans d’emplois aidés. La direction de la RATP prétend proposer des interventions dans les collèges pour sensibiliser les collégiens aux questions de sécurité, mais en faisant appel à des conducteurs volontaires. Comme cela se fait sur les heures de cours, les enseignants doivent dégager le temps nécessaire, ce qui n’est pas gagné. Mais de plus, alors que la RATP a créé une prime liée à un minimum annuel d’heures de conduite, les conducteurs participant à ces actions de sensibilisation s’en sont retrouvés écartés, au prétexte que les heures passées dans les collèges ne comptent pas dans le quota retenu pour le versement de la prime.

La RATP se soucie en fait bien peu des conditions de conduite et de sécurité. Pour les conducteurs, il est hors de question de la laisser sanctionner l’un des leurs, que son incurie a pu pousser à bout !

Correspondant LO