“Tout va très bien, Monsieur le ministre…”

12 Septembre 2018

En Rhône-Alpes, des élèves en situation de handicap se retrouvent sans assistants de vie scolaire (AVS). La précarité liée à leur statut et des emplois souvent à temps partiel avec un salaire très faible placent ces derniers dans des situations bien compliquées. Pour cette rentrée, bien des AVS n’ont même pas d’affectation, ou parfois en ont une mais n’ont pas de contrat. Les collèges de l’Ain doivent compter plus de quinze élèves en situation de handicap pour avoir droit à… deux AVS ! Dans le primaire, bien des enfants n’ont pas d’accompagnement et doivent alors rester à la maison, comme dans certaines écoles de Saint-Étienne.

En Normandie, selon la CGT, 70 % de ces enfants n’auraient pas d’AVS. Les AVS qui avaient auparavant un contrat aidé sont en attente d’affectation, évidemment sans salaire ! En attendant, les anciens contrats aidés ne peuvent même pas s’inscrire à Pôle emploi : les attestations ne sont faites qu’au compte-gouttes car, paraît-il, une seule personne serait dédiée à cette tâche pour les 900 contrats de la Seine-Maritime…

Dans le Doubs, on ne compte plus le nombre de classes fermées, ou menacées, que ce soit à Besançon, Boussière, Thorpes, Roche-lez-Beaupré, Autechaux…

Cela se traduit par des classes à trois niveaux, des classes de maternelle à plus de trente élèves. Lorsque les parents et les enseignants parlent de l’intérêt des élèves, l’inspection d’académie répond chiffres et seuil. Dans une école il faudrait 136 élèves, mais comme il n’y en a que 132 on supprime une classe, dans une autre en maternelle il y a 92 élèves et dix gamins entre deux et trois ans en attente, mais comme il en faudrait 95 à la rentrée, une classe est menacée...

Ce ne sont que quelques exemples qui montrent combien la colère des parents et des enseignants est légitime.

Correspondant LO