Fonction publique : non à la casse !

12 Septembre 2018

Le secrétaire d’État à la Fonction publique, Olivier Dussopt, a réaffirmé que « l’objectif de 50 000 suppressions de postes au sein de l’État est très largement atteignable ».

Ce serait pour lui simplement appliquer les promesses de campagne de Macron, qui avait annoncé le chiffre de 120 000 suppressions de postes, dont 70 000 dans la fonction publique territoriale, d’ici 2022, fin du quinquennat. L’objectif était d’économiser 30 milliards d’euros.

Olivier Dussopt prétend qu’il n’y aura pas forcément de suppressions de postes d’enseignants ou de fonctionnaires du Trésor par exemple. Il affirme, comme l’avait fait Macron avant lui, que tout est un problème d’organisation « en rendant le même service public autrement ». Ainsi dans les services des impôts la dématérialisation et le prélèvement à la source réduiraient les besoins en personnel. Dans les écoles et dans les hôpitaux, le mot clé est encore réorganisation. Enfin il y aura des départs en retraite non remplacés et un plan de départ volontaire.

Mais qui peut croire que 120 000 suppressions de postes se feraient sans casse ? Des effectifs en moins, cela ne pourra qu’augmenter la charge de travail et dégrader encore plus les conditions de travail !

Macron prétend moderniser la fonction publique. Mais, en fait de modernisation, il prépare une régression totale, avec moins de fonctionnaires et des contractuels en CDD encore plus nombreux. Et il recourt à la démagogie antifonctionnaire pour tenter d’opposer salariés du public et du privé.

Cédric DUVAL