Assurance-chômage : nouvelles attaques en perspective

05 Septembre 2018

À la veille de l’ouverture de négociations entre le patronat et les syndicats sur la future convention d’indemnisation des chômeurs, les attaques en préparation se précisent de plus en plus ouvertement.

Le nouveau président du Medef voudrait dynamiter le système en place, dans lequel déjà la moitié des chômeurs ne reçoivent rien. Il propose de réduire leur indemnisation à une allocation de base gérée par l’État, qui pourrait être éventuellement complétée par un système d’assurance complémentaire soumis à négociation. Autrement dit, le patronat voudrait se laver les mains des conséquences catastrophiques des licenciements qu’il décide.

Du côté du gouvernement, la ministre du Travail a annoncé n’avoir « aucun tabou ». Autrement dit tous les moyens seront bons pour réaliser l’objectif affiché, qui est de diminuer encore de près d’un milliard d’euros le budget destiné à indemniser les chômeurs.

Les pistes d’économies évoquées par tous ces défenseurs du patronat pourraient signifier une plus grande dégressivité des allocations chômage.

Les autres moyens envisagés consisteraient à réduire le montant ou la durée d’indemnisation des chômeurs, voire la possibilité de cumuler pendant un temps une partie de ces allocations avec le revenu d’un petit boulot.

C’est clairement une aggravation de la situation des travailleurs déjà au chômage qui se prépare. Mais c’est aussi une attaque contre l’ensemble du monde du travail, placé sous la menace permanente de se retrouver privé d’emploi avec une indemnisation diminuée ou réduit à des petits boulots précaires à durée de plus en plus limitée.

Gilles BOTI