Rentrée scolaire : de plus en plus chère

22 Août 2018

Depuis le 16 août, l’allocation de rentrée scolaire (ARS) est versée à près de 2,8 millions de familles, pour contribuer à financer les dépenses liées à la scolarité de leurs enfants.

Son montant, qui varie de 367 euros, pour un enfant entrant au CP, à 401 euros pour un lycéen, n’augmente que de 1 % en 2018, ce qui est inférieur à la hausse des prix, établie à 2,3 % en moyenne par l’Insee.

Dans les faits, pour le seul CP, les dépenses ont augmenté de plus de 10 %.

C’est pour un lycéen de l’enseignement professionnel qu’une famille dépense le plus, l’achat d’un équipement spécifique ou de matériel technique gonflant la note à 682 euros, loin des 401 euros reçus. Pourtant, la plupart de ces lycéens sont issus de familles modestes. Et bien souvent, leur scolarité étant plus compliquée, elle se prolonge au-delà de 18 ans, alors que l’ARS n’est plus versée à partir de cet âge.

La Confédération syndicale des familles (CSF) ayant relevé une légère baisse des dépenses des familles dans le secondaire en général, la presse s’est largement fait l’écho d’une diminution du coût de la rentrée. Mais, selon l’association elle-même, c’est avant tout dû au fait que bien des familles se restreignent, voire réutilisent le matériel des années précédentes. De plus, elles doivent faire face à d’autres dépenses, qui sont croissantes : celle liée au coût du numérique, avec la nécessité de disposer d’un ordinateur, d’une clé USB ou d’une connexion Internet, et celle liée au transport scolaire, plus ou moins importante selon la localité et le trajet à effectuer.

Économies sur le nécessaire ou dépenses supplémentaires, la rentrée scolaire pèse toujours plus sur le budget des familles, particulièrement celles des milieux populaires.

Louise Tissot