McDonald’s – Marseille : mobilisation devant le TGI

22 Août 2018

Lundi 20 août, une centaine de personnes se sont rassemblées devant le tribunal de grande instance (TGI) de Marseille pour demander l’annulation de la vente par leur gérant franchisé de six restaurants McDonald’s de l’agglomération marseillaise, dont celui de Saint-Barthélemy.

Situé dans les quartiers Nord, ce dernier est occupé depuis près de deux semaines en permanence par les salariés, qui craignent que la cession de leur restaurant, séparément des cinq autres, cache en fait la volonté de le fermer en se débarrassant de tout le personnel.

Les 77 salariés refusent de perdre leur emploi, alors que ce quartier est sinistré par le chômage. Une employée rappelait que, comme pour beaucoup d’entre eux, son salaire fait vivre sa mère et sa fille. Les salaires sont faibles, 850 euros pour 30 heures hebdomadaires sans ancienneté, le travail est souvent difficile, avec des horaires pénibles, mais tous sont déterminés à se battre pour conserver leur poste et ne pas pointer à Pôle emploi.

Ils sont soutenus par la population du quartier, attachée à l’un des rares lieux de vie du secteur, et qui manifeste sa solidarité en se rendant sur place, en leur apportant à manger, en se joignant à leurs actions.

Les pressions et les intimidations, avec même l’utilisation de voyous, ou les tentatives de division n’ont pas entamé leur détermination. Des employés des McDo de Grand Littoral ou de Plan-de-Campagne, concernés eux aussi par la vente, se mobilisent à leurs côtés. Et leur lutte, relayée par la presse nationale, montre qu’il est possible de s’opposer aux manœuvres d’un gérant franchisé, bénéficiant de la complicité de McDonald’s France.

Le gérant ayant fourni trop tard certains éléments, le TGI a reporté une nouvelle fois au 3 septembre sa décision de valider ou d’annuler la vente. Tous les participants au rassemblement se sont quittés en se donnant pour objectif d’être encore plus nombreux la prochaine fois. Et d’ici là, tous ceux qui le souhaitent sont invités à passer un moment fraternel au restaurant de Saint-Barthélemy avec les salariés en lutte.

Correspondant LO