États-Unis : les plus grands feux de forêt de l’histoire de la Californie

22 Août 2018

Fin juillet, la Californie a connu son plus grand feu de forêt. La vague de feux qui touchent la côte ouest des États-Unis a brûlé depuis mi-juillet près de 650 000 hectares, dévasté des milliers de bâtiments, tué au moins dix personnes. 30 000 pompiers sont intervenus sans pouvoir maîtriser l’incendie pendant des semaines.

Selon les experts, la première et principale cause est le réchauffement climatique qui entraîne une saison sèche plus longue et des températures plus élevées. Cela entraîne la formation dans la nature de matières sèches plus inflammables que jamais et en plus grande quantité.

Trump a récemment nié l’existence du réchauffement climatique et déclaré qu’il n’y avait aucune raison de limiter les pollutions automobiles, industrielles ou autres. Quoi qu’il en dise, le réchauffement climatique est une réalité. Aux États-Unis, comme partout sur la planète, des phénomènes climatiques plus violents et en plus grand nombre apparaissent : orages, tornades, inondations, sécheresses, etc.

Cependant, les activités humaines non maîtrisées ne font qu’aggraver la situation.

La Californie a beau être une des régions des États-Unis les plus riches dans le pays le plus riche du monde, tout n’est pas mis en œuvre pour éviter les catastrophes. Les promoteurs construisent n’importe où. Les débroussaillages préventifs ne sont pas effectués, pour des raisons d’économies.

Les feux peuvent être déclenchés par la foudre, mais ils le sont bien plus souvent par la main de l’homme. Un des derniers en date provenait de l’éclatement d’un pneu d’une voiture.

Ce qui est particulièrement choquant, c’est que de nombreux incendies sont dus aux lignes électriques de plus en plus délabrées : chute de fils à haute tension, effondrement d’un pylône, arbre qui vient toucher les lignes faute de débroussaillage adéquat. Tout cela produit de fortes étincelles qui servent de mise à feu. Ce phénomène est connu. Cependant, les entreprises de fourniture et de transport d’électricité n’envisagent nullement de remettre leur réseau en état, mais plutôt de couper le courant dans des zones et à des périodes où le risque est trop fort. Elles cherchent ainsi à éviter d’être accusées et de devoir payer des dommages et intérêts à ceux qui perdent leurs biens dans de tels incendies. Elles sont alors prêtes à prendre d’autres risques : l’énergie électrique étant essentielle à bien des activités humaines, et parfois même vitale, comme dans le fonctionnement d’appareils médicaux.

Leur comportement irresponsable appelle à ce qu’il leur soit imposé un tout autre fonctionnement.

Jacques Lequai