SNCF : à Lyon, la direction joue à guichets fermés

15 Août 2018

Dans les deux principales gares lyonnaises, le sous-effectif aux guichets, pénible toute l’année, s’est aggravé en août. À Perrache, l’espace de vente est carrément fermé en matinée, les voyageurs devant se débrouiller avec les automates ou les applications en ligne.

À la Part-Dieu, deux postes ne sont plus tenus depuis des semaines. La direction invoque l’absence de personnel pour remplacer les cheminots pendant leurs congés, qui sont souvent refusés, ou les arrêts maladie, qui augmentent. Mais c’est elle qui organise soigneusement la pénurie. Elle multiplie les restructurations qui vident les services. Elle a fermé toutes les boutiques en ville. La dégradation des conditions de travail et le stress entraîné par les longues files d’attente provoquent la multiplication des arrêts maladies.

Alors qu’elle recourt tout au long de l’année à des travailleurs contractuels, intérimaires ou à des emplois seniors pour tenir les postes, la direction affirme aujourd’hui avoir épuisé sa réserve de précaires pour assurer les remplacements ! Mais si elle cessait de supprimer des postes de cheminots titulaires et assurait à tous des conditions de travail et de salaire décentes, il y aurait du monde pour ouvrir tous les guichets.

En fait, les dirigeants de la SNCF ont programmé la disparition des guichets et veulent généraliser la polyvalence des travailleurs en gare. À la déclaration de guerre contre les cheminots, s’ajoute le mépris pour les voyageurs qui ont besoin d’un interlocuteur humain pour acheter leur billet.

Correspondant LO