Patrimoine : en Bern

08 Août 2018

En novembre dernier, Macron avait fait de Stéphane Bern, spécialiste des têtes couronnées et autres parasites mondains, son monsieur Patrimoine en danger. Il devait sauver de nombreux bâtiments anciens tombant en ruines.

Si de Gaulle avait eu son Malraux, Macron, toujours prêt à se faire de la publicité, aurait son Bern… À grand renfort d’interviews, celui-ci annonçait des projets à venir par centaines, des rénovations toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Tout cela à grand renfort de « solutions innovantes » qui ne devaient rien coûter à l’État car dans ce domaine qui n’intéresse pas directement le patronat, il met de moins en moins d’argent. En plus d’un Grand Loto du patrimoine, à 15 euros le ticket quand même, prévu en septembre, une souscription nationale était lancée.

Mais, la souscription est à la peine et ne permet pas de rénover tout ce qui avait été promis. Compter sur la générosité des riches, une naïveté indigne d’un vieux routier comme Bern...

Arnaud VAUTARD