Hôpitaux psychiatriques parisiens : tous contre le projet de la direction

25 Juillet 2018

Début juin, les personnels des hôpitaux psychiatriques parisiens, Sainte-Anne, Perray-Vaucluse et Maison-Blanche, découvraient le projet de fusion de la psychiatrie parisienne en un seul groupement hospitalier universitaire (GHU) et, au passage, la suppression de jours de repos.

La psychiatrie parisienne est dispersée dans 75 structures plus ou moins grandes, ce qui n’est pas simple pour le personnel, pour se connaître et se rencontrer. Néanmoins les personnels de différents sites ont rejoint les assemblées générales convoquées par les syndicats à Sainte-Anne depuis mi-juin. Malgré les vacances, ces assemblées générales continuent à se tenir une fois par semaine. Cela prend la forme d’un atelier de confection de banderoles, avec discussions sur les prochaines actions, compte-rendu des actions locales et échanges de coordonnées.

Les bâtiments de différents sites se sont ainsi couverts de banderoles. La direction ne peut plus ignorer le rejet soulevé par son projet de réduction de jours de repos.

Dans certaines structures, des débrayages de 55 minutes ont lieu une à trois fois par semaine, des contacts avec les médias ont été entamés. Le souci d’informer et de convaincre l’ensemble des collègues est dans la tête des plus actifs.

Le plan de la direction du futur GHU est le copié-collé du plan Hirsch de l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris) de 2015. Et la perte de RTT qu’a subie le personnel de l’AP-HP n’a pas augmenté le nombre de soignants au lit du malade, comme voudrait le faire croire la direction du GHU. Aujourd’hui, le personnel dénonce déjà le manque de temps pour soigner correctement ou pour faire son travail en temps et en heure dans les bureaux ou les ateliers. Alors, avec des journées réduites, cela entraînera encore plus de débordements d’horaire.

Avec son plan, la seule chose qu’a réussie la direction, c’est à souder le personnel de Sainte-Anne, Perray-Vaucluse et Maison-Blanche. Et cela, c’est primordial pour la lutte engagée.

Correspondant LO