Nos lecteurs écrivent : à propos des aides sociales27/06/20182018Journal/medias/journalnumero/images/2018/06/2604.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Nos lecteurs écrivent : à propos des aides sociales

En 2018, le gouvernement aura diminué de près de 600 euros l’aide annuelle effectivement perçue par les personnes qui vivent en maison d’accueil spécialisée (MAS) et qui doivent payer le forfait hospitalier.

Ma fille, par exemple, reçoit l’allocation adulte handicapé (AAH). Depuis le 1er avril 2017, cette allocation mensuelle était de 811 euros. Elle n’a pas été revalorisée au 1er janvier 2018. Par contre, à cette date, le forfait hospitalier a, lui, été augmenté de 2 euros par jour, soit d’environ 61 euros par mois. Ce n’est que quatre mois plus tard, le 1er avril 2018, que l’AAH a été augmentée, mais de seulement 8 euros ! Pour les sept mois suivants, cela fait une perte de 372 euros. Il faudra attendre jusqu’au 1er novembre 2018, pour que l’AAH soit à nouveau revalorisée de 41 euros, ce qui ne fait pas le compte. Pour ces deux derniers mois, la perte est encore de 24 euros : 122 euros d’augmentation du forfait hospitalier pour 61 jours moins 98 euros pour deux mois d’augmentation de l’AAH (deux fois 8 euros + 41 euros).

Pour les nombreux résidents qui ne passent jamais une nuit en dehors d’une MAS, cela fera au total 576 euros de moins pour les petites sorties, pour s’acheter des vêtements, des produits d’hygiène, pour payer la pédicure, la musicothérapeute, la coiffeuse et aussi pour le matériel médical, car tout n’est pas remboursé par la Sécurité sociale, comme les ceintures spéciales pour fauteuil roulant : elle vient d’en avoir pour 210 euros.

Indirectement, mais sûrement, dans cette société pourrie, ces 576 euros s’ajouteront aux autres prélèvements effectués sur les aides sociales, les retraites, etc. Ils iront grossir le flot de subventions que des bourgeois repus encaissent et gaspillent sans compter en articles de luxe ou en spéculations… Quand viendra l’heure des règlements de comptes, nous devrons être sans pitié.

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