À Lille, des étudiants mobilisés

27 Juin 2018

Depuis plusieurs mois, une dizaine d’étudiants de l’université de Lille sont dits dublinés, du nom du règlement de Dublin qui les oblige à déposer leur dossier dans le pays par lequel ils sont entrés en Europe. Ils tentent de faire leur demande d’asile en France malgré tous les obstacles.

L’État les oblige à aller signer deux fois par semaine à la police aux frontières (PAF), ce qui ne leur permet pas de suivre les cours normalement. Sans pouvoir travailler, il leur est difficile de se nourrir, se loger convenablement, en plus d’avoir à payer les transports et cela pose problème pour les études, les stages…

À tout moment, la préfecture peut les renvoyer en Italie ou en Espagne, où ils risquent l’expulsion vers l’Afrique. Elle peut aussi les déclarer en fuite, avec comme conséquences la suppression des aides et de nouveau des procédures interminables.

Ces étudiants ont réussi à regrouper autour d’eux des enseignants, des camarades de classe, des étudiants, des collectifs, des syndicats et aussi des travailleurs. Suite aux réunions hebdomadaires, une pétition a été lancée pour faire connaître leur situation en allant discuter pendant la pause du midi sur le campus. L’accueil a été positif : beaucoup comprennent que cette situation est insupportable et apportent leur soutien.

Un rassemblement a eu lieu avec des banderoles « Non à Dublin ! Des droits et des papiers pour tous les étudiants ! », pour remettre la pétition, avec plus de 1 500 signatures, au préfet. Au-delà des étudiants, ce sont aussi des travailleurs et tous les demandeurs d’asile qui sont concernés.

Correspondant LO