L’environnement dans la Constitution : un hochet pour Hulot

27 Juin 2018

Cette première année passée au gouvernement a mis Hulot au régime traditionnel des ministres de l’Écologie : festins officiels et couleuvres indigestes. Macron vient de lui offrir quelques lignes de Constitution en guise de trou normand.

L’interdiction de l’herbicide glyphosate ? Repoussée. La transparence sur les conditions d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure ? Oubliée. Le développement des transports collectifs ? Sacrifié aux attaques contre les cheminots. La fin de l’exploitation des hydrocarbures ? Promise… pour 2040, et aussitôt assortie d’une dérogation. Sans surprise, le gouvernement ne s’embarrasse pas plus de préoccupations écologiques que ceux qui l’ont précédé. Et Hulot, ici dépité, là boudeur, enchaîne les déconvenues.

Mais le gouvernement vient de confirmer son intention d’inscrire la protection de l’environnement dans la Constitution, c’est-à-dire de rendre encore plus solennelles et officielles les grandes déclarations sur lesquelles il s’assoit depuis des mois, du moins si cela se fait. Les parlementaires se préparent à de longs débats qui devraient, si tout va bien, aboutir en 2019. D’ores et déjà, les spécialistes de la loi voient une grande victoire de Hulot dans le choix de l’article 1 de la Constitution plutôt que l’article 34 qui avait d’abord été pressenti.

De sérieux problèmes menacent l’humanité et ces messieurs-dames palabrent…

Nicolas CARL