La colère des cheminots

13 Juin 2018

Lyon

Le 12 juin, le taux de grévistes comme le nombre de participants aux assemblées étaient supérieurs aux journées précédentes.Quelque 400 cheminots se sont retrouvés avec des électriciens d’Enedis en grève, pour manifester dans le quartier de bureaux de la Part-Dieu. Auparavant, les cheminots avaient lâché des ballons portant des pancartes revendicatives.

Malgré le vote des parlementaires et l’ouverture des discussions sur la convention collective du ferroviaire, tous ceux qui participent activement à la grève depuis plus de deux mois, en venant aux assemblées générales et aux actions organisées, n’ont pas l’intention de s’arrêter là. Ils discutent de la poursuite du mouvement en juillet.

Orléans-Les Aubrais

Il y a eu plus de 55 % de grévistes chez les conducteurs, 45 % chez les contrôleurs, et 22 % chez les aiguilleurs. 70 cheminots réunis en assemblée sont partis ensuite en manifestation devant le siège d’EDF où ils ont rencontré une quarantaine d’électriciens qui débrayaient pour leur journée d’action. Le cortège est ensuite reparti avec des slogans tels que « cheminots en colère, on va pas se laisser faire » pour déposer plus de 200 pneus devant le siège local du Medef, avec des encouragements des automobilistes et des camionneurs.

Tours

Les conducteurs du fret sont très présents dans la grève, si bien que les céréaliers de la région Centre-Val-de-Loire ne parviennent pas à vider leurs silos avant la prochaine récolte qui démarre dans trois semaines. Car pendant les périodes de travail, les conducteurs ont du mal à sortir plus de trois trains par jour, bien que les sillons Fret aient été déclarés prioritaires sur les TER. Ainsi, en avril, la coopérative céréalière Axéréal n’a pu charger que trente trains depuis le Cher au lieu de soixante habituellement.

Nantes

Accompagnés de travailleurs du public et du privé ainsi que de nombreux retraités, 300 cheminots de la région Pays de la Loire ont manifesté de la gare au conseil régional pour demander des comptes à la présidente (LR) de région, qui ne cache pas son envie de voir privatiser le transport ferroviaire et fermer au passage plusieurs guichets TER.

Devant le refus qu’une simple délégation des manifestants soit reçue, un élu du conseil régional a été désigné « porté volontaire » pour les rencontrer. Là, des cheminots lui ont dit tout le mal qu’ils pensent des votes des députés de son parti à l’Assemblée nationale et au Sénat en faveur du pacte ferroviaire.