Arsenal – Lorient : salariés du nettoyage en grève

13 Juin 2018

À l’arsenal de Lorient, entreprise de 3 000 travailleurs, vingt salariés d’une société sous-traitante, STPI, filiale de Veolia, font le nettoyage des bureaux, vestiaires et sanitaires...

Le donneur d’ordres, Naval Group (ex-DCNS), cherche à faire des économies sur le dos de tous les salariés, quelle que soit l’entreprise. Récemment, Naval Group a décidé de modifier son contrat avec STPI en divisant par deux la fréquence de nettoyage des bureaux. Aussitôt, la direction de STPI a modifié de façon importante les fiches de postes de la majorité de ses salariés, avec comme conséquence une augmentation de la quantité de travail de chacun et la suppression de deux emplois.

Mercredi 6 juin, les salariés se sont réunis à l’embauche pour signifier leur refus des projets de la direction. Après une heure de discussion infructueuse avec les chefs, les travailleurs ont décidé de ne pas prendre leurs nouveaux postes et une quinzaine d’entre eux ont voté la grève.

Après de nouvelles discussions sans résultat avec la direction de Naval Group, ils se sont adressés aux travailleurs de l’Arsenal en faisant signer une pétition de soutien et en expliquant leur situation. Le lendemain, jeudi 7 juin, ils ont distribué un tract à l’ensemble des salariés aux portes de l’entreprise, puis sont allés au restaurant de l’arsenal, où mangent un millier de personnes. En deux jours, la pétition a rassemblé près d’un millier de signatures. Le vendredi matin, un nouveau tract appelant à un pique-nique de soutien a été distribué à l’une des portes de l’entreprise.

Entre-temps, la direction de STPI a proposé aux travailleurs de reprendre leurs anciens postes jusqu’au jeudi 14, où se tiendra une réunion qu’ils ont demandée depuis le début. Après réception des engagements écrits de la direction qui s’est aussi engagée à payer intégralement la journée du vendredi, ils ont voté la suspension de leur mouvement.

Les salariés de STPI ont en tout cas fait reculer leur direction, avec la sympathie et le soutien des salariés aussi bien de Naval Group que des entreprises sous-traitantes. Si leur direction ne ravale pas définitivement ses projets, ils ne comptent pas en rester là.

Correspondant LO