Vaulx-en-Velin : contre la violence et ceux qui l’alimentent

06 Juin 2018

À Vaulx-en-Velin, les dernières semaines ont été marquées par une nouvelle flambée de violences : affrontements entre jeunes et policiers, règlements de comptes et coups de feu aux abords de plusieurs écoles.

Pour les enseignants de ces quartiers classés en « éducation prioritaire », qui préparaient depuis plusieurs semaines une journée de grève mardi 5 juin, ces événements ont été une raison supplémentaire d’exiger plus de postes dans les écoles, car ils sont indispensables à la sécurité et aux apprentissages des enfants de Vaulx-en-Velin.

Alors que le gouvernement prétend résoudre tous les problèmes avec sa mesure symbolique de 12 élèves par classe en CP, les enseignants ont dénoncé la hausse des effectifs dans tous les autres niveaux, les suppressions de postes d’AVS qui accompagnent des enfants handicapés, le manque d’enseignants spécialisés pour les élèves en difficulté, ou encore l’absence de personnel médical.

Avec les parents d’élèves, ils étaient plusieurs centaines devant la mairie à manifester le 5 juin contre la violence, mais surtout contre les dirigeants politiques qui en sont responsables.

Car la dégradation de la vie quotidienne dans les banlieues ne tombe pas du ciel : elle est la conséquence de l’abandon de la jeunesse, des écoles surchargées, des structures sociales et médicales asphyxiées, de la désertion des commerces, de la fermeture des bureaux de poste… et par-dessus tout de l’explosion de la pauvreté et du chômage.

Si les quartiers populaires se transforment en ghettos invivables, c’est d’abord à cause de l’offensive que le patronat et ses serviteurs politiques mènent contre les travailleurs. Une offensive à laquelle il est urgent de répondre, à Vaulx-en-Velin comme ailleurs.

Correspondant LO