États-Unis : Starbucks et le racisme au quotidien

30 Mai 2018

Le 12 avril dernier, dans un café Starbucks de Philadelphie, deux hommes étaient arrêtés, menottés et emmenés par la police. Leur seul tort ? Ne pas avoir consommé, alors qu’ils attendaient quelqu’un avec qui ils avaient rendez-vous. En réalité, ils étaient surtout coupables d’être Noirs, dans un lieu traditionnellement fréquenté par les Blancs de la classe moyenne. Cet incident raciste a été filmé par une cliente, la vidéo a été vue des millions de fois, ce qui a donné lieu à une vague de protestations.

Plus récemment, dans un Starbucks de La Cañada Flintridge, au nord de Los Angeles, un travailleur hispanique avait commandé deux cafés glacés. À l’employé qui l’a servi, il avait indiqué se prénommer Pedro, avant de découvrir qu’une insulte raciste (beaner : haricot) figurait sur les gobelets de sa commande.

Le PDG s’est excusé et Starbucks a fermé ses 8 000 cafés le 29 mai pour l’après-midi, le temps selon la société d’une formation contre le racisme dispensée aux employés de la chaîne. La multinationale redoutait de faire l’objet d’un boycott qui aurait entamé ses milliards de dollars de bénéfices. De quoi devenir antiraciste.

M. B.