General Electric Hydro Grenoble : la direction impose sa loi23/05/20182018Journal/medias/journalnumero/images/2018/05/2599.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

General Electric Hydro Grenoble : la direction impose sa loi

Vendredi 18 mai, à l’usine General Electric (GE) de Grenoble qui produit des turbines hydrauliques, un accord a finalement été signé entre la direction et l’intersyndicale CGT-CFE-CGC et CFDT.

Sur 850 salariés, cet accord supprime 293 postes au lieu des 345 prévus en juillet 2017.

Les travailleurs n’ont rien vu des promesses patronales de 2015 de créer 1 000 emplois en France avant 2018. Les gouvernements Hollande et Macron ont laissé faire.

Les travailleurs s’étaient fortement mobilisés en octobre et novembre derniers, enchaînant des semaines de blocage de l’entreprise avec une présence toujours importante devant l’entrée. Si la direction a fini par reculer et revoir à la baisse le nombre de licenciements, sur le fond, l’entreprise est restée sur ses positions.

Cet acharnement patronal a eu comme conséquences une centaine de départs individuels, et, comme le soulignent les syndicats, une grande lassitude des salariés face à ce mur. L’inquiétude demeure pour l’avenir du site de Grenoble après cette saignée des emplois, mais les travailleurs sont conscients d’avoir su résister à une multinationale qui a réalisé, en 2016, un chiffre d’affaires de 105 milliards d’euros et 8,10 milliards d’euros de profits.

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